Le Conseil national des médias du Canada accueille trois nouveaux administrateurs

Le Conseil national des médias du Canada accueille trois nouveaux administrateurs

Le Conseil national des médias du Canada (CNM) est heureux d’annoncer qu’il a confirmé trois nouveaux administrateurs au sein de son conseil d’administration à la suite de son assemblée générale annuelle qui s’est tenue la semaine dernière.

Deux des nouveaux administrateurs sont des administrateurs professionnels occupant des postes de rédacteur dans leurs organismes de presse respectifs, et un des administrateurs est un administrateur public possédant une expertise dans le domaine de la réglementation.

Paul Samyn, le rédacteur en chef du Winnipeg Free Press, se joint au CNM en tant qu’administrateur de l’industrie pour un mandat d’un an. Paul Samyn fait partie de la salle de rédaction du Free Press depuis plus d’un quart de siècle, gravissant les échelons après avoir commencé comme reporter en 1988. Il a commencé sa relation avec le Free Press alors qu’il était un jeune garçon et livrait le journal à St. James au Manitoba. En tant que reporter, il a écrit pour chaque section du journal, ayant couvert des élections, des guerres à l’étranger et les funérailles d’une princesse royale et d’un premier ministre. Avant de retourner au Manitoba, Samyn a contribué à diriger la couverture politique du Free Press pendant une décennie en tant que chef du bureau d’Ottawa.

Philip Wolf, le directeur de la rédaction du Vancouver Island Free Daily/PQB News de Black Press, rejoint également le CNM en tant que directeur professionnel pour un mandat d’un an. Wolf est journaliste sur l’île de Vancouver depuis plus de 25 ans. Il a débuté sa carrière au Cowichan Valley Citizen et était auparavant directeur de la rédaction au Nanaimo Daily News.

Lucy Becker rejoint le CNM en tant qu’administrateur public pour un mandat de trois ans. Mme Becker possède une vaste expérience de la réglementation des secteurs de l’investissement, du droit, de la santé et du deuil. Elle est actuellement arbitre auprès du Tribunal de discipline des médecins et chirurgiens de l’Ontario, parmi d’autres panels consultatifs. Elle est également directrice bénévole de Don Valley Community Legal Services, une clinique d’aide juridique. Mme Becker a commencé sa carrière comme journaliste au Ajax-Pickering News Advertiser et au Oshawa-Whitby This Week, dans la région de Durham, en Ontario.

Le Conseil, et son personnel, tient à remercier sincèrement les administrateurs sortants Bob Cox, éditeur du Winnipeg Free Press, Ken Sims, ancien secrétaire exécutif du Conseil de presse de l’Atlantique, et Tim Shoults de Kamloops This Week. Tous trois ont joué un rôle déterminant dans la création du CNM en tant qu’organisation nationale en 2015.


Mise à jour du bureau des plaintes du CNM : 24 mars 2022

Vous trouverez ci-dessous plusieurs plaintes que le Conseil national des médias du Canada a reçues et traitées par l’éducation des lecteurs sur les normes et les meilleures pratiques journalistiques au cours des dernières semaines.

Les lecteurs expriment des avis tranchés sur les sondages d’opinion

Deux personnes se sont plaintes de ce qu’elles considèrent comme un reportage inapproprié sur un sondage d’opinion publique qui évaluait l’attitude des Canadiens à l’égard des personnes non vaccinées. Le sondage a montré que la majorité des répondants étaient en faveur de la vaccination obligatoire, et que plus d’un quart des répondants étaient en faveur d’une peine d’emprisonnement pour les personnes qui choisissent de ne pas se faire vacciner.

Les plaignants ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le simple fait de rapporter le sondage était irresponsable et diabolisait injustement un segment de la population. Le CNM convient que les reportages sur les sondages d’opinion doivent être réalisés de manière responsable et dans un contexte approprié. Dans ce cas, l’article a présenté des informations importantes aux lecteurs sur l’organisation qui a mené le sondage, la façon dont le sondage a été réalisé, le nombre total de répondants et la marge d’erreur. Le CNM a observé que les préoccupations des plaignants étaient centrées sur les résultats du sondage, plutôt que sur sa présentation, et n’a trouvé aucune preuve à l’appui d’une plainte pour violation des normes journalistiques. (Numéro de dossier : 2022-07)

Quelques commentaires sur la modération des commentaires

Le CNM a reçu deux plaintes distinctes de personnes préoccupées par la modération des commentaires. Dans le premier cas, une personne s’inquiétait du fait que son commentaire avait été injustement retiré d’un site d’information communautaire. Une deuxième personne a fait part au CNM de son inquiétude quant au fait qu’un organisme de presse n’a pas pris les mesures appropriées pour supprimer ce qu’il considérait comme un commentaire offensant à l’égard du Premier ministre Justin Trudeau.

Le CNM estime que les commentaires et les lettres à la rédaction sont conçus pour promouvoir l’engagement des lecteurs et améliorer les discussions au sein de la communauté. En même temps, le CNM reconnaît que les organismes de presse ont intérêt à s’assurer que les conversations restent appropriées et conformes au sujet. Cela dit, il a souligné qu’en plus de leur propre modération des commentaires, les plateformes de nombreux organismes de presse permettent aux lecteurs de signaler les commentaires susceptibles de violer les normes de la communauté et que, par conséquent, il peut s’écouler un certain temps avant que les commentaires n’apparaissent ou ne soient supprimés. Le point de vue du CNM est que les organismes de presse ont la prérogative d’autoriser ou d’interdire les commentaires sur les articles, et de modérer les commentaires pour en vérifier l’adéquation et la pertinence comme ils l’entendent, ce qui peut inclure la suppression des commentaires qui contiennent un langage inapproprié ou qui promeuvent la désinformation. (Numéros de dossier: 2022-12; 2022-13)

Le reportage acharné est essentiel lors de la publication d’allégations contre d‘autres personnes.

Une propriétaire de chien, dont le chien a été victime d’une attaque, a fait valoir qu’un article de presse locale relatant l’événement était inexact et n’incluait pas sa version des faits. La plaignante n’a pas été nommée dans l’article et a indiqué au CNM qu’elle souhaitait rester anonyme.

La pratique journalistique standard exige que les journalistes corroborent les informations, y compris les allégations contre d’autres personnes. Dans ce cas, le reportage s’est appuyé sur plusieurs sources pour relater le déroulement des événements, conformément à la pratique standard. Le CNM a également noté que la transparence est essentielle à la crédibilité des reportages sur des événements d’intérêt public. La pratique journalistique standard indique que l’anonymat des sources doit rarement être accordé, et seulement pour des raisons extrêmement impérieuses, comme la protection des victimes de crimes graves. Compte tenu de la pratique consistant à limiter l’utilisation de sources anonymes, le CNM s’est rangé à l’avis de l’organisme de presse selon lequel le fait d’accorder l’anonymat pour inclure des commentaires supplémentaires serait en dehors de ses pratiques normales, et n’a pas trouvé de motifs permettant d’appuyer une plainte pour violation des normes journalistiques. (Numéro de dossier : 2022-17)


Mise à jour du bureau des plaintes du CNM : 17 février 2022

Vous trouverez ci-dessous plusieurs plaintes que le Conseil national des médias du Canada a reçues et traitées par l’éducation au cours des dernières semaines.

Une chronique satirique ne fait pas le bonheur d’un lecteur – Distinguer l’opinion de l’information

Une personne s’est plainte qu’une chronique d’opinion sur les attitudes à l’égard de la vaccination COVID était insensible et faisait la promotion de points de vue haineux. Le CNM a noté que le rôle de l’écriture d’opinion est varié et peut inclure la recherche de la persuasion, du divertissement ou de l’éclairage des lecteurs.

Une lecture ordinaire de l’article en question indique qu’il est de nature satirique. Dans ce cas, l’ironie et l’exagération ont été utilisées comme un moyen de fournir une réflexion importante sur un sujet d’actualité, et il était clair que les déclarations n’étaient pas destinées à être prises au pied de la lettre. Le CNM n’a trouvé aucun motif de plainte pour violation des normes journalistiques. (Numéro de dossier : 2022-04)

Rapports sur les accusations criminelles graves

Une personne s’est plainte que des articles publiés par plusieurs organismes de presse faisaient état d’accusations d’agression sexuelle portées contre elle alors qu’elle n’a pas été condamnée. Le CNM a expliqué que les articles font tous état d’accusations mais n’indiquent pas qu’il a été reconnu coupable des allégations portées contre lui.

De manière générale, le reportage sur de telles affaires est dans l’intérêt du public et constitue un élément important du système de justice ouvert au Canada, qui comprend une police et un système judiciaire responsables. Le CNM a noté qu’il est de pratique courante pour les organismes de presse de faire des reportages sur les accusations criminelles graves et de suivre les résultats de ces accusations lorsqu’ils deviennent disponibles. (Numéro de dossier : 2022-06)

Perspective politique et points de vue sur la politique locale – rôles variés de la rédaction d’articles d’opinion

Une personne s’est plainte qu’un article d’opinion montrait un parti pris en faveur d’un politicien en particulier. Le CNM a expliqué que les chroniques d’opinion ont des rôles divers, qui peuvent inclure la recherche de la persuasion ou simplement l’information des lecteurs à partir d’un point de vue particulier.

Un examen de la chronique a révélé qu’elle portait sur le thème de l’image de marque politique à l’approche de la prochaine élection municipale. Bien que les lecteurs soient libres de ne pas être d’accord avec le point de vue véhiculé, cela n’indique pas une violation des normes journalistiques. (Numéro de dossier : 2022-10)


‘Toute une livraison’ – Notre boîte de courriel vient d’exploser !

En plus du volume régulier de plaintes que le Conseil national des médias du Canada reçoit du public concernant les normes éditoriales du journalisme produit par nos organismes de presse membres, nous entendons également des personnes qui sont préoccupées par ce qu’elles considèrent comme une couverture insuffisante d’un sujet particulier, ou celles qui aimeraient voir une histoire spécifique apparaître dans les nouvelles.

Au cours de la semaine dernière, alors qu’un convoi de camions et d’autres manifestants se ruait sur Ottawa pour protester contre les restrictions liées à la COVID, le CNM a reçu et répondu à un déluge de plus de 350 plaintes de Canadiens inquiets. Nombre d’entre eux ont souligné leur inquiétude quant à l’absence de couverture médiatique du « Convoi de la liberté » et de son message en faveur de la suppression des obligations en matière de vaccination. D’autres ont également exprimé leur mécontentement quant au fait que leurs points de vue n’étaient pas reflétés de manière adéquate dans la couverture médiatique « grand public ».

Dans l’ensemble, la grande majorité des plaintes visaient des organismes de radiodiffusion et de télédiffusion, tels que CBC, CTV et Global News. Dans nos réponses, nous avons insisté sur trois points importants.

Tout d’abord, nous avons expliqué que les plaintes concernant les documents diffusés dans le cadre des actualités télévisées et radiophoniques sont traitées par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision. Nous tenons toutefois à préciser, aux fins de la présente communication, qu’il n’existe pas d’organisme de traitement des plaintes habilité à traiter les plaintes du public contre les sites Web de ce que l’on considère comme des organismes de radiodiffusion traditionnels.

Deuxièmement, le CNM a clarifié son mandat à l’égard des plaignants. Bien que nous accueillions volontiers les commentaires sur ce que le public considère comme des « problèmes émergents », notre organisation se concentre sur l’évaluation de plaintes spécifiques concernant des violations des normes journalistiques – telles que l’inexactitude et l’absence de possibilité de répondre à des déclarations préjudiciables – dans des articles d’actualité et d’opinion individuels et publiés.

Cela dit, à titre de clarification, nous avons expliqué aux plaignants que la question a été, et continue d’être, largement couverte à la fois par les médias et dans des articles d’opinion.

Troisièmement, nous avons souligné que le CNM ne dicte pas aux organismes de presse les sujets à couvrir. Conformément aux droits fondamentaux de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, le CNM soutient le point de vue selon lequel les décisions relatives aux informations à couvrir relèvent, à juste titre, de la compétence de chaque organisme de presse.

Plusieurs plaignants ont répondu à nos notes pour exprimer leur indignation quant à la couverture de la pandémie de la COVID-19 par les médias, et leur méfiance à l’égard des médias en général. Certains ont apprécié nos réponses, d’autres ont été moins que polis. Un individu nous a même envoyé une chanson pas sûre pour le travail (NSFW).

Alors que les plaintes, réelles et infondées, continuent d’affluer, cette expérience a permis de souligner le rôle important que joue la culture de l’information dans la démocratie canadienne.

En règle générale, les organismes de presse au Canada adhèrent à des normes journalistiques largement acceptées lorsqu’ils rapportent ou commentent les nouvelles. Nous reconnaissons que la pandémie a été un défi pour les journalistes à plusieurs niveaux, et les organismes de presse ont relevé le défi de traiter des informations qui évoluent rapidement, des données complexes et des perspectives parfois contradictoires.

Ce qui est un défi, bien sûr, c’est que l’établissement d’une relation de confiance avec les lecteurs, dans les sphères publiques analogiques et numériques, est un exercice difficile et de longue haleine. Nous y parvenons par le biais de plusieurs actions, notamment en reconnaissant toujours respectueusement le mécontentement des plaintes, même lorsque la rhétorique passe à la vitesse supérieure, et en essayant de mieux comprendre les préoccupations des lecteurs sur la toile de fond des normes journalistiques largement acceptées.